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1. Définition
2. Quelques informations et conseils
2.1.
Démarches administratives
2.2.
Procédure civile
2.3.
Procédure pénale
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Ce sont des abus sexuels commis
par des praticiens sur leurs patientes, sous le couvert
de l'autorité et du prestige que leur confèrent
leurs titres et leur savoir. Voici quelques exemples
d'abus sexuels, d'abus de pouvoir ou de signes avant-coureurs
inacceptables chez un professionnel:
- regards insistants,
- propos équivoques et/ou propositions
déplacées,
- confidences intimes,
- questions et remarques concernant
votre physique ou votre vie sexuelle sans rapport
avec la nature de la consultation,
- examens sans rapport avec le motif
de la consultation,
- déshabillage du thérapeute
pendant la consultation,
- attouchements de nature sexuelle,
- rapports sexuels durant la consultation
ou pendant la durée d'un traitement psychothérapeutique,
etc.
Ces comportements sont constitutifs d'une
faute professionnelle grave, d'une violation du contrat
de soin et, éventuellement, d'une infraction
pénale.
Abus de pouvoir et de confiance
:
La patiente victime de cette sorte d'abus n'ose généralement
pas protester ou refuser les avances, car elle se
sent en position d'infériorité.
Il se peut aussi qu'elle éprouve des sentiments
amoureux pour son thérapeute, ce qui arrive
souvent au cours d'une psychothérapie. C'est
alors au thérapeute qu'il incombe de mettre
les limites et de ne pas abuser de la vulnérabilité
émotionnelle de sa patiente.
Vous vous sentez peut-être
honteuse et coupable, vous avez beaucoup
de difficulté à parler ou
à porter plainte.
Qui va vous croire ?
Pourtant, il y a des moyens d'action. Ne
perdez pas espoir !
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2.
Quelques informations et conseils |
- Réagir le plus rapidement
possible.
C'est la meilleure solution, bien que cela ne soit
jamais facile, car l'abuseur profite de votre vulnérabilité.
Sachez qu'à tout moment vous avez le droit
:
- d'exprimer fermement votre désaccord
- de vous défendre physiquement
- de quitter immédiatement le lieu de consultation
- de changer de thérapeute.
- En parler. Faites
connaître le nom et le genre de pratiques
de l'abuseur à votre entourage, aux associations
Viol-Secours, Centre LAVI, F-Information, Forum
Santé. Vous constaterez peut-être que
vous n'êtes pas la seule et vous éviterez
à d'autres femmes de subir des abus.
- Chercher des appuis.
Pour toutes les démarches que vous désirez
entreprendre, vous pouvez vous tourner vers l'Association
Viol-Secours, le Centre LAVI, F-Information. Vous
y trouverez un soutien, une écoute, des informations,
ainsi qu'une aide pratique.
- Contester la facture du praticien.
Vous pouvez refuser de payer ses services, par lettre
recommandée invoquant les motifs réels
de cette décision. Adressez-en une copie
à l'association professionnelle du praticien.
Aviser l'association professionnelle du praticien.
La dénonciation est un pas en direction de
la visibilité et de la reconnaissance du
problème des abus sexuels commis par des
professionnels de la santé.
Si vous désirez
engager une action officielle,
plusieurs voies se présentent à
vous.
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2.1.
Démarches administratives |
Vous pouvez saisir diverses instances selon le cas
(les démarches sont en principe gratuites).
- La Commission de surveillance des professions
de la santé (pour les
praticiens en cabinet privé) et la
Commission de surveillance des activités
médicales (pour les praticiens des
hôpitaux) sont des instances cantonales qui
entrent en matière sur plainte écrite
et peuvent prononcer des sanctions allant de l'avertissement
à la suspension ou au retrait du droit de
pratique. Elles n'ont pas le pouvoir d'attribuer
des dommages-intérêts à la victime.
- L'Association des médecins du canton
de Genève (AMG) regroupe les médecins
privés. Elle entre en matière sur
la base d'une plainte écrite et peut infliger
au praticien un avertissement, un blâme ou
l'exclure de manière temporaire ou définitive
de l'association.
- La Fédération Suisse des
Psychologues (FSP). Un grand nombre de
psychologues y sont affiliés. Sa commission
de l'ordre professionnel peut prononcer des sanctions
telles que l'avertissement, l'amende, la suspension
provisoire et l'exclusion, mais cette dernière
n'implique pas l'interdiction de pratiquer.
- Les associations professionnelles respectives
des divers praticiens (physiothérapeutes,
naturopathes, infirmiers, etc.) disposent généralement
d'une Commission de déontologie à
laquelle on peut s'adresser.
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Le Tribunal de Première
Instance est compétent pour recevoir une demande
civile pour violation de contrat ainsi que des réclamations
de dommages-intérêts et d'indemnité
pour tort moral. La procédure est payante.
Faites-vous assister par un-e avocat-e. Il est possible
de demander l'assistance juridique. Le fait pour un
thérapeute (et tout particulièrement
un psychothérapeute) de commettre des actes
d'ordre sexuel sur sa patiente est une violation du
contrat de soin passé avec elle et constitue
une faute professionnelle délibérée.
Ce contrat est réputé être conclu
tacitement dès qu'il y a consultation.
L'argument du consentement
de la patiente ne peut donc pas être retenu,
car on ne peut pas consentir valablement à
une faute professionnelle.
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Vous pouvez déposer une plainte pénale
auprès du Procureur général ou
de la Brigade des moeurs si l'abus commis par le thérapeute
constitue un acte condamné par le Code pénal
suisse (CPS). Les abus dans la relation thérapeutique
répondent rarement à la définition
pénale du viol, mais ils peuvent tomber sous
le coup d'un des articles suivants:
Art. 191 (CPS)
Celui qui, sachant qu'une personne est incapable
de discernement ou de résistance, en aura
profité pour commettre sur elle l'acte sexuel,
un acte analogue ou un autre acte d'ordre sexuel,
sera puni de la réclusion pour dix ans au
plus ou de l'emprisonnement.
Art. 192 (CPS)
Celui qui, profitant d'un rapport de dépendance,
aura déterminé une personne hospitalisée,
internée, détenue, arrêtée
ou prévenue, à commettre ou à
subir un acte d'ordre sexuel, sera puni de l'emprisonnement.
Art. 193 (CPS)
Celui qui, profitant de la détresse où
se trouve la victime ou d'un lien de dépendance
fondé sur des rapports de travail ou d'un
lien de dépendance de toute autre nature,
aura déterminé celle-ci à commettre
ou à subir un acte d'ordre sexuel sera puni
de l'emprisonnement.
Art. 198 (CPS)
...celui qui aura importuné une personne
par des attouchements d'ordre sexuel ou par des
paroles grossières sera, sur plainte, puni
des arrêts ou de l'amende.
Il est conseillé de porter plainte
au plus vite après les faits (dans le cas de
l'article 198 CP, la plainte doit impérativement
être déposée dans les trois mois).
Vous trouverez la description de la procédure
pénale ici !
Le thérapeute
est responsable de ses actes.
Le respect des limites de la relation d'aide
relève de SA seule responsabilité.
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