Pourquoi les violences sexuelles ?

On peut débattre longuement de l'origine de ces violences et de leur persistance. Nous sommes convaincues qu'elles ne sont ni une fatalité, ni le fait d'une prétendue "nature masculine", mais qu'elles ont des origines sociales et culturelles.

L'éducation continue encore à être fondée sur des stéréotypes sexistes. Les petites filles sont, en général, éduquées à être douces, plaisantes, altruistes, dépendantes, passives, tandis que les petits garçons sont encouragés à être actifs, autonomes, conquérants, dominateurs, à imposer leur volonté à autrui et surtout aux filles, puis aux femmes. C'est là que se construisent les rapports de domination qui caractérisent les relations entre les femmes et les hommes. D'une certaine manière, ils sont encore aujourd'hui encouragés, tolérés ou banalisés.
Les comportements violents des hommes à l'égard des femmes découlent de ces rapports et, par un effet de cercle vicieux, les entretiennent.

C'est donc au niveau de l'éducation qu'il faut d'abord agir pour éliminer les comportements de contrôle des hommes sur les femmes, dans leurs multiples manifestations. Mais l'éducation n'est pas seule en cause.

La dévalorisation du féminin est présente dans toutes les représentations sociales.

Les médias (publicité, cinéma, télé-vision, etc.), dans leur ensemble, et la pornographie contribuent à véhiculer une image des femmes (objets sexuels) consommables et manipulables. De ce point de vue, le viol est la pointe de l'iceberg, il n'est que la manière extrême dont un homme peut exprimer sa volonté de dominer et d'humilier des femmes.

Idées reçues… à combattre

Ces dernières années, le droit a changé plus rapidement que les mentalités.
Les mythes et les idées reçues ont la vie dure. Ils ont pour fonction d'excuser ou de justifier l'inacceptable et l'injustifiable

  • en culpabilisant les femmes,
  • en déresponsabilisant les agresseurs,
  • en niant ou en faussant la réalité de la violence contre les femmes.